Nous sommes passés des pauvres autonomes aux pauvres aidés !

Il y a un siècle, aucune personne ne percevait des aides d’état, ni des associations. Effectivement les familles n’avaient aucune aide sociale nationale avant 1932, date de la création des allocations familiales et encore seulement pour les salariés de l’industrie et du commerce et pour enfant de moins de 5 ans. Il a fallu 86 lois et décrets pour arriver à ce que les attributaires perçoivent aujourd’hui !

Les allocations logement sont entrées en vigueur en 1948. En 1958 lors de la création de l’ASSEDIC (ASSociation pour l’Emploi Dans l’Industrie et le Commerce), fusionnée dans Pôle Emploi en 2009, il n’y avait que des chômeurs « de rotation ». Tous les jeunes trouvaient immédiatement du travail à la sortie de leurs études ! Qu’en pensent les jeunes aujourd’hui, y compris ceux ayant effectué des études supérieures ? A titre d’exemple, la fille d’une connaissance sortie major de promotion, a mis six mois pour trouver un emploi et encore pas celui qu’elle aurait vraiment souhaité. L’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi) n’a été créée qu’en 1967.

A cette époque presque tous les ruraux vivaient en autarcie. Chaque famille avait son jardin mais aussi ses champs, vergers…, son cochon, lapins et sa basse-cour…Les achats en boucherie, en épicerie, voire boulangerie étaient limités. Le bricolage était monnaie courante pour réparer, fabriquer le besoin courant, WC, hangars, cabanes à lapins et poules, pour le fourrage, etc…, ce qui n’était pas ou plus possible en ville.

Jusque dans les années 70 les employeurs avaient énormément de difficultés à recruter un collaborateur. Les salariés pouvaient « aller en face » pour trouver un autre emploi mieux rémunéré. C’est une des raisons de la création de l’intérim en France en 1954 (BIS). Tous les intérimaires travaillaient sans avoir été chômeur, alors qu’actuellement c’est tout à fait l’inverse !

Depuis un siècle la population rurale a diminué au profit des villes jusqu’en 1975, ce qui a déséquilibré le marché du travail mais surtout la cohésion des territoires. Les agglomérations sont devenues des gouffres financiers en gestion et infrastructures avec des prix immobiliers démesurés. Les aides se sont multipliées tant privées que publiques, y compris pour les transports dont le prix du billet est très loin du coût réel.

En reprenant le fil de l’histoire, dans les années 1970, la « machine France » s’est enrayée suite à plusieurs causes : La fin du boom économique de l’après-guerre, les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979, puis les lois de 2002/2003 dites Mitterrand :

Retraite à 60 ans,

Cinquième semaine de congés,

Les 39 heures payées 40,

le 8 mai remis férié (supprimé par VGE).

Ce qui a entraîné deux dévaluations, une importante baisse d’activité, une forte augmentation du chômage et du nombre de pauvres surtout dans les agglomérations. Pour compenser de plus faibles rentrées, les impôts, taxes et prélèvements se sont mis à augmenter. Puis cela ne suffisant pas pour pallier au déficit de l’état et des différentes caisses, nos dirigeants ont toujours été très ingénieux pour créer de nouvelles fiscalités. Revers de la médaille, les marges des entreprises se sont restreintes. Certaines branches d’activités n’ayant pu résister, les entreprises n’ont trouvé d’autre recours que de délocaliser une partie de leur production, même totalement pour d’autres et beaucoup se sont retrouvées en faillite, d’où l’arrivée d’un chômage de masse. Qui dit chômage important, dit moins de pouvoir d’achat, plus d’aides, moins d’emplois créés, le cercle devient infernal. Chaque deux chômeurs en plus en entraînent un en plus dans les trois mois. Heureusement l’inverse est vrai à l’embauche.

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