Le risque de se trouver « fort dépourvu » quand la « bise viendra »


La perte d’activité au T4 2020, par rapport au niveau de la fin de 2019, serait de 8% en France.

Ça y est ; les premiers signes d’un plafonnement de l’activité économique aux Etats-Unis semblent se dessiner. C’est à ce moment précis que le département du Trésor envoie un message qui risque d’être compris comme un moindre soutien annoncé à l’activité. La coordination des initiatives de politique économique n’est pas parfaite et ceci dans un contexte qui, on le voit, le demanderait !

Dans l’environnement des marchés, le contraste entre une situation présente préoccupante et un futur espéré plus prometteur était tout à fait visible depuis le début de la semaine dernière et l’annonce de progrès dans la mise au point d’un vaccin contre la COVI-19. Disons que le fléau de la balance change de côté : moins de moyen terme et d’anticipation de normalisation de la situation économique et plus de court terme, avec une activité ankylosée par la deuxième vague du virus et des questionnements sur la politique économique.

On l’a dit et redit ; il fallait être attentif aux signes d’une inflexion de la croissance américaine, dans le sillage de l’aggravation de l’épidémie et des inévitables mesures de restriction à la mobilité que les pouvoirs publics doivent prendre. L’impression, avec la publication des chiffres au 13 novembre, que le nombre de nouveaux chômeurs indemnisés arrête de baisser et serait en passe de remonter, envoie en la matière un signal. Les indicateurs sur le mois en cours devraient enregistrer une dégradation.

Reste à mesurer l’ampleur du mouvement; à quel profil d’activité doit-on s’attendre pour le quatrième trimestre ? On ne sait pas bien répondre, même si l’application de restrictions, à la fois tardives et partielles, ne fait pas s’attendre à une chute comme elle a pu se produire au printemps dernier (-31% T sur T et en rythme annuel). Disons qu’une stagnation est sans doute ce à quoi il faut se préparer.

L’exemple français, à ajuster au titre de mesures à la fois plus précoces et plus strictes, permet sans doute de prendre la mesure de la différence. La perte d’activité pour le trimestre en cours, par rapport au niveau de la fin de 2019, serait de 8% ; dixit l’INSEE. Au deuxième trimestre, elle atteignait 19%. Ainsi, le PIB, qui d’une période à l’autre, avait reculé de 14% en T2, ne baisserait que d’environ 4% en T4. Sans surprise, le secteur des services marchands serait le plus affecté.

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