On sait qu’il existe depuis le protocole de Kyoto (1997) un marché des droits à polluer, fixant entre autre le cours de la tonne de CO2, « ce pelé, ce galeux dont vient tout leur mal »…

Moins connus sont les savants calculs entrepris à la même époque par écologistes et économistes, pour valoriser (au sens boursier du terme) les « services de l’écosystème » que Gaïa rend chaque année aux humains. Combien vaut l’oxygène que les forêts libèrent gracieusement pour nos poumons avides ? Combien vaut la prévention des inondations grâce aux zones humides ? Sans expliquer par quel miracle, un article du Guardian nous apprend ainsi que chaque éléphant de forêt rend annuellement un service équivalent à 1,75 million de dollars, « plus que les 40.000 dollars qu’un braconnier pourrait obtenir pour avoir abattu le mammifère pour l’ivoire. » Et pour chaque baleine, ce serait même plus de 2 millions de dollars, « en raison de leur potentiel de captage du carbonesurprenant »

S’agirait-il de relayer le thème de la phobie du CO2, dont le bilan catastrophique des éoliennes montre assez la vanité, par celui de l’indemnisation de la planète pour ses bienfaits ? Avec une touche d’humour, un professeur d’écologie de l’université de Columbia tente de rassurer ceux qui s’inquièteraient de l’usage possible de cette ébouriffante comptabilité : « Cela ne veut pas dire que les champignons sont sur le point de se syndiquer et de facturer les humains pour les services de décomposition ».

Les champignons, probablement pas, mais les gouvernants ? Parce que ce qui semble un thème pour doctorants en mal de sujet de thèse pourrait bien inspirer rapidement certains maîtres du monde.

Le PDG de BlackRock par exemple, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avait déjà averti ses investisseurs début 2020 (avant le covid, donc) que les marchés étaient « au bord d’une refonte fondamentale de la finance », basée sur la crise climatique et l’environnement.

Quant au Forum de Davos, qui se tient actuellement en virtuel pour raison sanitaire, les scénarios de « reprise économique post-Covid » y côtoient la généralisation des « énergies vertes » pour participer à la « grande réinitialisation », laquelle se conçoit difficilement sans gouvernance mondiale.

On ne sait pas trop quand et si la « reprise économique post-Covid » adviendra, mais tout laisse craindre que nous ne serons pas épargnés par une vaste opération de marketing vert, avec tout ce que cela comporte de taxes, d’interdictions et d’obligations vexatoires et liberticides. Mais si c’est pour la planète…

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