Ci dessous j’essaie de vous faire passer une idée de JP Hussman.

Quand on a assimilé cette idée , c’est évident, mais l’assimiler n’est pas facile car la plupart de gens ne comprennent pas que la valeur d’un titre ce n’est rien d’autre qu’une estimation du flux de trésorerie que ce titre va vous procurer.

Les gens ne comprennent pas que le prix d’un titre c’est le prix de ce flux et que plus vous le payez cher maintenant, moins le rendement de ce flux est élevé .

En payant cher vous avez payé à celui qui vous a vendu ce titre une partie de ce que vous allez recevoir.

Généralement ce genre d’idée passe mieux avec l’investissement immobilier;

Si vous surpayez votre investissement immobilier pour le mettre en location, vous avez en quelque sorte mangé/neutralisé une partie des loyers futurs.

Le mot «bulle» est souvent utilisé sur les marchés financiers, mais il est rarement utilisé correctement.

Vous voyez, ce qui définit une bulle, ce n’est pas que les valorisations sont extrêmement élevées ou que les rendements attendus sont extrêmement faibles. Non, ce qui définit une bulle, c’est l’incohérence logique. Les investisseurs font monter les valorisations sans ajuster simultanément les attentes de rendements futurs qui deviennent ipso facto inférieurs.

Autrement dit, les investisseurs extrapolent les rendements passés en fonction du comportement des prix, même si ces attentes sont incompatibles avec les rendements qui découlent des flux de trésorerie actualisés à venir . Quand on paie plus cher on réduit les rendements futurs et ce faisant on nie la possibilité que la hausse puisse continuer; on mange son cake tout en affirmant que l’on peut encore le manger à l’avenir.

En mars 2000, au plus fort de la bulle technologique, je notais -c’est Hussman qui parle-

«Au fil du temps, les ratios prix / revenus reviennent toujours en ligne. ce qui signifie qu’il y a toujours réconciliation entre le prix que l’on paie et le rendement que l’on retire de son investissement.

Actuellement une réconciliation entre le prix et le rendement attendu , impliquerait une chute de 83% des actions technologiques.

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